Flavio Cobolli a exprimé un mélange de joie et de tristesse après s’être hissé en finale de Roland-Garros dans des circonstances inattendues.
À seulement 25 minutes du match de demi-finale prévu face à son compatriote Matteo Arnaldi, ce dernier s’est retiré en raison d’un virus.
« J’ai essayé de voir si je pouvais monter sur le court, mais à chaque fois que je me lève je me sens pris de vertiges. C’était la bonne décision à prendre. Je sais juste que je ne peux pas bouger, je ne peux pas manger et je ne peux pas boire – il n’y avait aucune chance que je puisse jouer », a-t-il déclaré.
Arnaldi, qui n’avait jamais dépassé le quatrième tour d’un Grand Chelem auparavant, avait connu un parcours épuisant jusqu’aux demi-finales, mais la maladie a gâché sa grande journée.
En effet, le joueur de 25 ans avait consacré 19 heures et 42 minutes pour atteindre ce stade du tournoi – le plus long parcours enregistré depuis 1991 sur le chemin menant aux demi-finales dans un majeur.
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Les deux joueurs, Arnaldi et Cobolli, ont tenu une conférence de presse commune, les éloignant considérablement, vraisemblablement en raison du virus dont souffre le premier.
Le finaliste, âgé de 24 ans, a été informé de la décision de son compatriote avant qu’elle ne devienne publique, et il a avoué avoir été presque ému aux larmes par cette nouvelle.
Il a déclaré aux journalistes : « C’est difficile pour moi de parler maintenant. Quand il est venu vers moi, j’ai presque pleuré. C’est quelque chose à laquelle on ne s’attend pas du tout. J’étais prêt à jouer ce match et, quand il est venu, j’étais triste pour lui mais, bien sûr, je suis vraiment heureux des résultats obtenus cette semaine. »
« Mon père est venu me voir juste avant lui [Arnaldi], et nous avons eu un grand câlin avec toute l’équipe pour atteindre le top 10. À chaque fois que j’atteins un nouveau classement, nous faisons tous ensemble un grand câlin. Je suis heureux et triste en même temps. »
En plus d’atteindre le top 10 pour la première fois, Cobolli disputera aussi sa première finale de Grand Chelem. Il espère faire mieux que son compatriote Jannik Sinner, qui avait perdu la finale du Roland-Garros de l’an dernier face à Carlos Alcaraz.
La tâche qui l’attend reste ardente, car il sera confronté au grand favori Alexander Zverev, qui lui aussi poursuit ce titre majeur tant convoité.
Claire Dubois