Le week-end des finales de l’édition de cette année de l’US Open n’impliquait pas Carlos Alcaraz ni Alexandra Eala sur le terrain principal, mais le duo a laissé une empreinte durable sur le dernier Grand Chelem de 2026 pour toutes les bonnes raisons.
L’effervescence entourant Alcaraz et Eala puisait dans des ressorts très différents dans les jours qui précédaient l’US Open: le retour du champion en titre après une longue période d’inactivité due à une blessure au poignet, une histoire qui a captivé un public bien au-delà des frontières du tennis.
Bon nombre d’observateurs ont estimé qu’il était risqué de revenir dans un tournoi au meilleur des cinq sets qui mettrait son poignet à rude épreuve.
Sa collaboration avec Serena Williams dans le double mixte, une semaine avant le début du tableau principal, fut une réussite pour ses sponsors et contribua aussi à accroître le rayonnement de l’US Open, suscitant d’importantes unes dans le monde du sport.
Ses premiers pas prudents dans le retour à la compétition en simple furent tout aussi fascinants, franchissant les trois premiers tours avec une impressionnante montée en puissance avant de basculer en quatrième vitesse et de décrire une démonstration face à Tommy Paul.
En fin de compte, il a cependant été battu dans un duel palpitant contre Ben Shelton qui s’est conclu à 3 h 35 du matin à New York, mais ce tournoi doit être salué comme une réussite pour le septuple vainqueur du Grand Chelem.
Alcaraz a fait taire les sceptiques qui soutenaient qu’il aurait eu tort de participer à l’US Open sans tester son poignet lors d’un tournoi préparatoire, et il avoua ne pas s’attendre à performer aussi bien au cours de ses cinq matches.
L’Espagnol disposera désormais de temps pour évaluer son niveau de forme avant ses prochains rendez-vous, qui comprendront la Laver Cup le mois prochain et l’exhibition lucrative Six Kings Slam en Arabie Saoudite.
Le retour d’Alcaraz est une excellente nouvelle pour les fans de tennis du monde entier, sa célébrité s’étendant au-delà de l’écosystème tennistique et projetant le sport sous un jour encore plus positif.
Il en va de même pour Eala, dont le statut de superstar a gagné encore en envergure grâce à ses prestations durant la saison nord-américaine sur dur.
Sa victoire dans le tournoi WTA 500 de Washington, au début du mois d’août, a constitué un moment clé dans sa carrière, et l’influence qu’elle a exercée sur les réseaux sociaux a mis en évidence l’attention qu’elle suscite sur l’ensemble de l’écosystème tennistique.
Chaque publication concernant Eala parmi les comptes officiels de l’US Open a généré des échanges importants, soulignant l’intérêt remarquable qu’elle a suscité tout au long du tournoi.
Et si le parcours de la joueuse philippine s’est achevé au troisième tour après une bataille impressionnante avec Iva Jovic, Eala peut tout de même être célébrée comme l’une des vedettes montantes — et héroïnes — de ce US Open.
Les apparitions à la télévision américaine en journée sont généralement réservées aux champions de Flushing Meadows, mais l’impact d’Eala l’a entraînée sur certaines grandes émissions lundi; elle est désormais une superstar mondiale dont l’influence dépasse largement sa base de fans philippine.
Alcaraz et Eala représentent des atouts précieux pour le tennis et la bonne nouvelle est qu’ils occuperont le devant de la scène de notre sport pour de nombreuses années encore.