Aryna Sabalenka s’est vu rappeler que ses poussées d’émotion lors des Grands Chelems se produisent « bien trop souvent en deux ans », selon l’entraîneur de renom Patrick Mouratoglou, qui affirme : « lorsque Aryna se met en colère, elle perd son tennis ».
La quadruple lauréate d’un Grand Chelem a subi un double coup dur à l’US Open, perdant son titre de numéro 1 mondial face à Elena Rybakina, et la Kazakhstanaise a ensuite refusé à Sabalenka un nouveau sacre à New York en s’imposant en finale 6-4, 5-7, 6-2.
Comme le souligne Mouratoglou, « l’histoire se répète » : Sabalenka a une fois de plus perdu son sang-froid lors de la finale, frappant une balle dans les tribunes de l’Arthur Ashe Stadium, ce qui lui vaut une pénalité au code, elle a ensuite détruit sa raquette après le match et a aussi eu une altercation avec un caméraman, en lui disant de « s’en aller » ou… « va te faire foutre ».
La joueuse biélorusse a désormais perdu quatre finales du Grand Chelem depuis le début de la saison 2025 et elle a aussi connu des défaillances émotionnelles au cours de plusieurs de ces matches.
Mouratoglou, qui a guidé la légendaire Serena Williams pendant plus d’une décennie, est convaincu que Sabalenka remporterait davantage de Grands Chelems si elle parvenait à mieux gérer ses émotions.
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« Mais commençons par Aryna. Ce que l’on a vu à New York s’est produit bien trop souvent en deux ans », a-t-il écrit sur LinkedIn.
« Elle perd la finale. Elle jette sa raquette avant de serrer la main de son adversaire. Elle se rend à sa chaise et casse une raquette pendant qu’Elena célèbre. Puis la caméra se tourne vers elle et elle lui dit de partir, ou… « va te faire foutre ». »
« Je comprends la déception. Perdre une finale de Grand Chelem est bouleversant, surtout quand on sent qu’on a le tennis pour la gagner. »
« Je comprends qu’elle veuille de l’espace. Ces émotions sont humaines et je ne la juge pas pour les ressentir, ni pour y réagir ainsi. Elle sait qu’elle n’aurait pas dû. Elle est astucieuse. Elle n’arrive simplement pas à l’empêcher. »
« Quand les choses ne se déroulent pas comme elle le souhaite, l’émotion prend le dessus, elle devient très négative avec elle-même et elle s’enfonce. Plus le temps passe, plus son niveau chute, car elle se sabote. Pense à ce quart de finale de Roland Garros qu’elle a perdu contre Shnaider. Dernier set, 6‑0. »
« Je ne suis pas là pour donner des conseils. Pour moi, toutefois, la gestion des émotions est la seule raison pour laquelle elle ne remporte pas les Grands Chelems à ce stade. Il est triste de voir l’histoire se répéter. Résoudre cela ferait passer celle qui est actuellement numéro 2 et qui ne gagne pas les majeurs à quelqu’un qui en gagnera bien davantage et reviendra au rang de numéro 1. »
« Ce qui me fascine, c’est que cette finale opposait les deux meilleures joueuses du monde, dotées de personnalités opposées. L’une est le feu, l’autre la glace. Je n’ai pas besoin de vous dire qui est qui. »
« Cela me rappelle McEnroe et Borg. Björn, toujours dans le contrôle, pas un mot. John, cassant des raquettes et s’emportant. Une grande différence : McEnroe jouait bien mieux quand il était en colère. Quand Aryna se met en colère, elle perd son tennis. »